Avec les différentes phases de confinement, et la fermeture des commerces dits « non essentiels », ces deniers ont subi un violent coup d’arrêt. Aux mesures de l’État prévues pour leur permettre de subsister s’ajoute, le déplafonnement des chèques cadeaux. Alors est-ce une bonne idée ?

Pour les entreprises, la fin d’année est souvent l’occasion de faire profiter leurs collaborateurs de chèques cadeaux pour les récompenser de leur investissement mais aussi leur souhaiter un joyeux noël. Pratiques, ces chèques cadeaux permettent de faire plaisir à coup sûr aux salariés (en étant valables dans de très nombreuses enseignes), tout en exonérant les employeurs de contributions et de cotisations sociales jusqu’à un certain montant. En réalité, jusqu’à maintenant, ce plafond était de l’ordre de 171 euros… Mais avec la crise, Bercy a décidé de doubler ce montant à titre exceptionnel cette année en le ramenant à 342,80 euros. 

Chèques cadeaux : 12 millions de bénéficiaires

Si les salariés peuvent se réjouir de la nouvelle, en revanche, les commerces de proximité ne voient pas dans cette mesure une grande occasion de s’enrichir. En effet, ces chèques cadeaux sont plus généralement acceptés dans les grandes enseignes et finalement, très peu chez les plus petits commerçants… Pour ces derniers, la relance ne passera donc sans doute pas par ces bons. Pourtant, en France, ils représentent un énorme marché de deux milliards d’euros. Au total, chaque année, ce sont environ 12 millions de salariés et d’agents publics qui en profitent. Les prochaines semaines seront l’occasion d’un bilan plus précis. Ce déplafonnement intervient alors qu’a également été annoncé la prolongation des tickets restaurants. Les titres 2020 qui devaient expirer en février prochain resteront finalement valables jusqu’en septembre 2021…